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ANAGLYPHE

 

 

Un anaglyphe (en grec ancien : « ciselure en relief », « bas-relief », « ouvrage sculpté », composé d’ana,
« du bas vers le haut » et de glyphe, « ciselure ») est une image imprimée pour être vue en relief, à l’aide de deux filtres de couleurs différentes (lunettes 3D) disposés devant chacun des yeux de l’observateur. Ce principe est fondé sur la notion de stéréoscopie qui permet à notre cerveau d’utiliser le décalage entre nos deux yeux pour percevoir le relief.

Le principe est décrit en 1853 par Rollman.
Louis Ducos du Hauron le perfectionne, finit de le mettre au point en 1891 (il lui donne aussi ce nom). Louis Lumière adapte le procédé au cinéma en 1936. 

INDESENS

 

Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j'entends même la voix du « moi » au fond de mon être. Je suis donc un esprit  qui transcende le corps. Le corps meurt, mais l'esprit, transcendant le corps, ne peut être touché par la mort. Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel.

Ramana Maharshi (1879-1950), philosophe hindou.

 

 

Le corps porte les traces de son histoire et en est le témoin. Il n'est que de passage, son histoire elle traverse le temps. 

Loin de la volonté de présenter des femmes objets, Guehria exprime dans la mise en scène de corps féminin, l'immortalité des luttes contre les différences. 

 

 

C’est ainsi que des femmes figurent dans des compositions graphiques (inspirées des photomontages érotiques de Pierre Molinier) où les corps s’entrelacent dans des mouvements jaillissants qui évoquent simultanément amour et combat utopique.

 

Les engagements de l'artiste s’inscrivent dans une œuvre pluridisciplinaire marquée par l’usage de techniques donnant l'illusion d'une troisième dimension diverses des plus désuètes aux plus contemporaines telles que la stéréoscopie, l’anaglyphe, l’alioscopy (relief auto-stéréoscopique, sans lunette) et la vidéo interactive.

 

En effet tout en retraçant l’histoire du relief elle embarque le public dans un voyage à travers le temps entre passé, présent et futur et l’engage par le jeu, il est à la fois spectateur et acteur, regardant et regardé, dans une perception sensible et rationnelle de l’espace. La véracité et la réalité virtuelle plus qu’un moyen d’expression représente une véritable source d’inspiration, un terrain d’investigation pour l’artiste. Tout en troublant la compréhension entre la réalité et la fiction (projection de l’image du réel), elle nous invite ici à nous questionner sur l’importance de l’expérience sensorielle et sur la place du corporel dans la lecture de l’information. 

 

Les vidéos interactives nous permettent de vivre cette expérience : Le spectateur joue avec son corps pour découvrir les messages contenus dans son enveloppe. Expérience éphémère pour chacun, Les revendications elles perdurent et se transmettent. Articles de journaux, ou support de mémoire relatif aux luttes actuelles, le mouvement de l’acteur lui permet de décrypter l’information. Une nouvelle façon ludique de lire la presse !